Jeudi 29 mai 2008

Mikal - un prophète pour aujourd'hui


Le frère Michel est explicitement qualifié de prophète par Dieu dans la Révélation d’Arès (RA 35/9 ; 36/17 et XXXVII/2).

Mais cela ne fut pas si simple pour le frère Michel. D’abord ébranlé par un événement qu’il n’avait pas recherché – le témoin de la Révélation d’Arès n’est pas un mystique -, dépassé par un Message qui bouleversait totalement sa vie et ses convictions, le frère Michel a eut des difficultés à comprendre ce que Dieu attendait de lui, qu’elle était la nature exacte de la mission qui lui était confiée. Sa propre conversion à la Révélation d’Arès prit du temps et il n’accepta réellement sa mission prophétique qu’après les Théophanies en 1977. Et encore, il fallut attendre encore quelques années et la période charnière 1985/1986 pour que son charisme prophétique devienne absolument clair en lui-même, pour que le signe de son envol, promis par Dieu (RA XLIV/5-6), s’élève enfin dans sa conscience.


Le faucon sur la main du fauconier
parabole du Livre évoquant la relation étroite
entre Dieu et son prophète


Mikal est un prophète. Mais qu’est ce qu’un prophète ?

« Prophète » est la francisation du mot grec prophètès. Il ne dérive pas du verbe phanô – voir – et n’a pas la signification de voir à l’avance, de prédire, contrairement au sens courant et populaire que le mot a pris aujourd’hui. Un prophète serait avant tout un homme qui voit l’avenir et « prophètise » des événements futurs. En fait, l’étymologie de prophète dérive du verbe grec « phèmi » - parler - contruit avec le préfix « pro », et signifie « celui qui parle pour quelqu’un d’autre, qui s’exprime en son nom ». Les Grecs donnaient aussi au mot prophètés le sens d’interprète.

L’hébreu correspondant au mot grec prophètès est « nabi », celui qui porte la parole, qui annonce, qui transmet un message. Nabi est également un des deux mots coraniques désignant les prophètes, le deuxième étant « rasul », l’envoyé, l’apôtre. Le frère Michel, appelé nabi par Dieu, à deux reprises, dans le Livre, est ainsi clairement rattaché à la lignér biblique et coranique des prophètes (RA XX/1 et 8).

Un prophète, au sens biblique et coranique, et un homme qui parle au nom de Dieu, un messager, et non un « faiseur de prédictions ». Même si un prophète peut aussi faire des prédictions, annoncer des événements à venir (et il y a bien aussi des prophéties de ce type dans la Révélation d’Arès), son rôle principal est de transmettre la Parole de Dieu aux hommes, de faire connaître le Message de Dieu, le Dessein (projet) du Créateur.

En 1974, Dieu dit au frère Michel : « Je t’envoie montrer à Mon Peuple ses erreurs, pour qu’il discerne où Je suis, où Je ne suis pas.(…) Du Haut de Mon Séjour Je t’ai appelé, homme Michel, homme de Mon Dessein, pour dire où Je suis, où Je ne suis pas, pour dire que celui qui Me crie:«Seigneur!» ne sera pas sauvé s’il reste sourd à Ma Parole, et que celui qui M’a oublié sera réchauffé par l’éclat de Ma Gloire s’il suit Ma Parole… » (RA 28/2 et27).

J’ai étendu Mon Bras vers toi pour oindre ta bouche de Ma Main, y déposer Ma Parole, pour que tu sois Mon Messager, non pas un prince du culte (RA 2/21) (remarque : Jésus appelle « prince du culte » les chefs des religions et même les chefs des grandes institutions profanes. Dés la deuxième veillée, il demande à son témoin d’abandonner sa fonction cléricale pour devenir prophète).

Va, homme Michel, chausse-toi, conduis Mon Peuple sur Mes Hauteurs Saintes où Je l’attends! Désormais tu es Mon Messager, tu n’es plus rien pour toi-même (RA 40/5-6).

 

 

Frère Michel avec la Révélation d'Arès billingue Français-Anglais

 

 

Aujourd’hui, la religion a tendance à donner au mot « prophète » un sens très relatif et parabolique : Un homme ou une femme qui rappelle avec force des vérités spirituelles oubliées ou négligées. De telles personnes existent et sont précieuses pour le dynamisme de la foi, le réveil des croyants... Mais ce n’est qu’un sens dérivé, atténué, du prophétisme réel. Au sens strict et précis que la Bible donne à ce mot, un prophète est quelqu’un qui a réellement et objectivement reçu un Message du Créateur, un Message extérieur à lui, et qui est chargé de le transmettre aux hommes.

De nombreux passages bibliques décrivent les interventions de Dieu dans l’histoire des hommes par l’intermédiaire d’un prophète. Aujourd’hui, dans un contexte très rationaliste et scientiste, beaucoup d’exégètes considèrent que ces récits sont symboliques et rapportent des expériences subjectives.
A contre courant, la Révélation d’Arès – et c’est bien son premier Message – confirme l’authenticité des grands faits surnaturels rapportés par la Bible et le Coran. Les théophanies bibliques (Abraham, Moïse, Isaïe….) décrivent des manifestations concrètes de Dieu et non des allégories psychologiques ou spirituelles. Les prophètes ont réellement fait l’expérience de la Présence physique de Dieu. Dieu parle vraiment et le prophète reçoit une parole objective, extérieure à sa propre psychologie et à sa propre subjectivité (même si sa personnalité peut jouer un rôle dans la transmission du message et s’il est tenu d’adapter la Parole reçue aux cadre culturel de son temps pour être compris…). Il entend une parole sonore ou reçoit une inspiration intérieure claire, nettement distincte de sa propre subjectivité émotionnelle, psychologique et intellectuelle.

Mikal a vu et entendu Dieu comme Moïse a vu et entendu Dieu (RA IV/3 ; XXVIII/8-11-22 ; XL/8 cf. Bible, Exode 3/2-3), « comme un homme parle à son ami » (Bible, Exode 33/11).

La première mission d’un prophète est de faire connaître au monde ce qu’il a vu et entendu, contre vents et marées, souvent contraires, et contre toute tentation de fuite ou d’auto-censure : Ce Que tu as vu et entendu publie-Le sur les toits et dans les assemblées. Méprise les richesses qu’on t’offrira pour te taire, pour publier que tu as fait un songe, pour racheter tes livres, les jeter au bûcher, car on te soumettra à des séductions et à des tentations très grandes... (RA 37/4-5)

Mais le prophète n’est pas seulement un homme qui témoigne d’une manifestation historique de Dieu et transmet la Parole reçue. Il est un guide pour la mise en œuvre de cette Parole, un exemple de sa réalisation.

A la prière tu te rendras le premier; à tes conseils et préceptes tu seras le premier soumis; ainsi tu formeras l’exemple de toute soumission à Dieu (RA 16/9).

J’ai parlé en paraboles pour affermir ta confiance, déposer en toi la Vérité sans détours, car le langage des sciences est comme l’obscurité et Je suis la Lumière, il est comme la mort et Je suis la Vie.(…) Toi, homme Michel, vis auprès de ton épouse et de tes enfants devant toutes Mes Assemblées pour montrer où est Ma Volonté (RA 38/5 et 9)

Le prophète aide ses frères à comprendre la Parole de Dieu et à la vivre pleinement, notamment en se libérant de la culture religieuse et des systèmes doctrinaux qui en déforment le sens.

Bannis les docteurs dont l’ignorance M’est un dégoût, qui emplissent de vent les têtes faibles de Mon Peuple! Je te livre un langage qui lui donnera l’intelligence comme Je l’ai livré aux prophètes et aux disciples. Mon Peuple ne sait plus où Je suis, où Je ne suis pas. Abats les idoles de l’esprit comme furent abattues les idoles de bois! (RA 23/ 4 et 8).

(Remarque : les « docteurs », le « langage des science » ; la science, dans la bouche de Jésus, ne désigne pas le savoir, qui n’est en aucun cas condamné par la Révélation d’Arès, mais la théologie, l’esprit doctrinal et idéologique, qu’il soit religieux ou profane, ainsi que le scientisme qui fait de la science une idole. Voir aussi RA 1/3, 26/3 et 11, 32/7 et 9)


Faucon pélerin en vol - le signe du prophète dans le Livre

 

Le prophète n’est pas envoyé pour « recruter » des disciples au sens primaire et étroit du terme mais pour propager une dynamique de vie spirituelle – réveiller la pénitence (RA 36/4) - et sociale libérées des structures de domination. Il est envoyé pour rassembler le petit reste (RA 24/1) de ceux qui suivront la Révélation d’Arès, mais, au-delà, pour favoriser l’émergence d’un vaste reste d’hommes et de femmes déterminés à changer le monde, quelque soit le cadre de leur engagement.

Dans cette optique, il est encouragé à établir un contact fraternel et solidaire avec les croyants de toutes confessions ( RA 25/8), les assemblées juives et musulmanes ( RA 35/11) et même avec les incroyants en quête d’équité (RA 28/10). L’Appel d’Arès n’est ni sectaire ni exclusiviste et la mission de son prophète est généreuse et universelle, féconde pour tous les hommes, qu’ils deviennent ou non des pèlerins d’Arès. Elle vise à affranchir les croyants de tous horizons des dominations religieuses afin de les encourager à reprendre leur destinée spirituelle en main, sans tutelle ni autorité autre que Dieu.

La révélation d’Arès n’abolit pas les assemblées de croyants existant dans le cadre des religions, mais elle vise à les libérer des mensonges et erreurs théologiques qui obscurcissent la Parole de Dieu et font le lit de la passivité et de l’attentisme, ou au contraire de l’intégrisme et du fanatisme, mais aussi de l’athéisme par le découragement et le scandale qu’ils génèrent. Grâce à la puissance libératrice du Message d’Arès, les religions soumises à l'autorité des dogmes et des clergés - et les nations soumises aux pouvoirs politiques et aux lois, car Dieu ne distingue pas entre pouvoir religieux et pouvoir profane - deviendront des assemblées libres, souveraines d'elles-mêmes (RA 8/1 ; 3/1; n.7/4, etc.).

Je ne t’envoie pas abolir les assemblées de culte, mais les nettoyer des princes, de leurs prêtres et de leurs docteurs, que Je n’ai pas établis sur elles, les laver des enseignements trompeurs et des pouvoirs illusoires que Je n’ai livrés en aucune main, car Ma Parole seule sauve, Mon Bras seul donne force, Mon Pardon seul absout (RA 7/4)

Tu aboliras toutes les superstitions, surtout celles venues de la malice des princes du culte, de leurs docteurs et de leurs prêtres pour donner à leurs gestes et à leurs paroles une puissance illusoire dont ils tirent domination et profit... (RA 21/1).

 

Le prophète témoigant au Cirque d'Hiver de Paris
en avril 1990

 

Pour qu’il accomplisse sa mission, Dieu dépose dans son prophète un charisme particulier : il est directement inspiré par Dieu lorsqu’il enseigne ses frères, sa parole est la Parole de Dieu (RA I/12 ; XXII/19 ; XXXI/10, etc. Nombreuses références. Face à l’indécision et à la réserve excessive de son messager entre 1974 et 1977, Dieu insiste sur la fonction prophétique du frère Michel afin de l’encourager et lever ses inhibitions et ses craintes).

Répondant à la demande du Père, le frère Michel a diffusé un enseignement, notamment à travers la publication du « Pèlerin d’Arès » (d’abord trimestriel sous forme de brochure, puis sous forme de livre à parution irrégulière). Les paroles (1/12, XXXI/10) et écrits (33/10) du prophète sont inséparables du Livre révélé par le Père. Dieu confie à son prophète la responsabilité de protéger Son Message de toute récupération religieuse ou sectaire.


Exemplaires du Pèlerin d'Arès billingue devenu "Et ce que tu auras écrit" par référence au verset :
Quand du temple tu auras fait le lieu de l’Assemblée, tu ouvriras à nouveau ses portes devant Mon Peuple;
il sera ta tour escarpée, d’où ta voix comme l’écho du tonnerre,
et ce que tu auras écrit, parviendront à ceux qui doivent se repentir
(RA 33/10).

 

 
Parmi les tâches les plus charismatiques confiées au prophète, Dieu demande à Mikal de purifier les Ecritures des déformations et ajouts humains (gloses, écrits et livres d’hommes non prophétiques… cf. RA 16/12 ; 32/10 ; 35/12, confirmés par les théophanies I/6 et 9 ; XLII/17 et 18).

Le charisme prophètique ne conduit aucunement à aduler le frère Michel, encore moins à l’idolâtrer comme peuvent l’être certains leaders religieux ou profanes à la mode, ou encore à en faire un sur-homme ou un demi-dieu. Le prophète est doté d’un charisme spécifique, lié aux besoins de sa mission, mais il reste un homme comme les autres. Le Vent ne (sou)lève pas ton cheveu (comme) une couronne dit le Livre (RA XX/13) à Mikal, c'est-à-dire l’Esprit de Dieu (le Vent) qui souffle sur lui ne lui fait pas une couronne sur la tête, n’est pas un signe de supériorité ou de domination.
La fonction prophètique n’est en aucun cas un pouvoir. Dieu dit clairement à son témoin qu’il ne sera le chef de personne (RA 16/1) Dieu ne fait de son prophète ni un prince, ni un gouverneur ni un juge, mais le gardien de la Parole et des instructions du Père (RA 7/5).

Écris cela, homme Michel, car ta génération connaît les calamités;
elle saura leur faire face;
mais les générations à venir oublieront ce qui n’est pas écrit.
Écris pour elles (…) écris pour les enfants de tes enfants (…)
Que ta descendance se souvienne…
(RA 22/3 et 13)

Articles complémentaires :

Courte biographie de Michel Potay, témoin de la Révélation d'Arès

Le frère Michel par lui-même

 

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