Jeudi 29 mai 2008
"Écoute, homme Michel, (…) Tu vivras sans pompe ni artifice auprès de ton épouse et de ta descendance comme tu as vécu jusqu’alors. Tu ne te prêteras pas à la curiosité. (…) Tu n’évoqueras pas ta vie passée, il n’y à rien là dont tu puisses être fier, mais tu revêts aujourd’hui un manteau neuf, celui du serviteur du temps qui vient". (RA 16/1-10).

Dieu demande la discrétion et l’humilité à son témoin. Ce dernier n’a aucune fierté à tirer de son parcours personnel, et certainement pas concernant ce qui passe pour une réussite aux yeux du monde (postes « à responsabilité » dans l’industrie et dans l’Eglise), que Dieu relativise ou rejette. Cependant, un minimum d’information sur la trajectoire de Michel Potay est nécessaire, d’autant plus que le monde invente souvent ce qu’il ignore… C’est pour répondre aux questions légitimes et rectifier d’éventuelles erreurs concernant la vie du témoin des Evénements d’Arès, que ces quelques repères biographiques vous sont proposés.

 

 

Courte biographie de Michel Potay

 

 

Michel Potay

 

Michel Potay est né à Suresnes, banlieue usinière de Paris, le 11 juillet 1929, d’un père né à Paris de parents bretons et d’une mère d’origine vosgienne. Sa mère, élevée au couvent, était croyante et catholique, bien que non pratiquante et son père n'était pas incroyant mais vivait dans l'indifférence religieuse. Son père était ingénieur et communiste (comme Michel Potay le deviendra lui-même plus tard). Sa mère, deviendra socialiste quand sa profession d'assistante sociale la rapprochera des réalités populaires. Certain ont cru pouvoir expliquer une certaine dimension « sociale » de la Révélation d’Arès par des réminiscences héritées du milieu familiale de gauche de Michel Potay ou comme une suite logique de son propre engagement politique (il fut militant communiste à partir de 1953). Cependant, une lecture attentive du Message d’Arès fait clairement apparaître l’absence totale de liens idéologiques entre la Révélation reçue par Michel Potay et les systèmes marxistes et socialistes. La Révélation d’Arès n’est ni « de gauche » ni « de droite », elle se situe dans une toute autre perspective, non politique et non idéologique.

Michel Potay vécu son enfance dans la région parisienne, faisant ses études à Suresnes, à Saint-Cloud et à Versailles.
L'occupation allemande fut pour la famille Potay une terrible épreuve. Ils connurent des conditions de vie matériellement très rudes, comme beaucoup de foyer modestes ne pouvant se ravitailler au marché noir. Mais, au-delà du dénuement matériel et des privations endurées, la famille Potay vécu cette période dans la crainte, puis le deuil. Les nazis pourchassant les juifs mais aussi les communistes, le père de Michel vécut dans l'angoisse, en conçut une hépatite dont il mourut à 40 ans, en 1942; Michel Potay n’avait pas 13 ans.

Michel Potay se destinait à être marin. Après la guerre, en 1947, il devance l'appel et s’engage dans la Marine Nationale afin de préparer le concours de l'école navale. Mais la tuberculose l’empêche de mener à bien son projet et l’oblige à quitter la marine. Au sanatorium de la Marine à Briançon, il reprend ses études par correspondance puis – guérit par les antibiotiques nouvellement mis au point - devient ingénieur en 1954. En 1955, Michel Potay est ingénieur à Paris, puis à Lyon dès l’année suivante. En 1958, alors âgé de 30 ans, il prend, dans la banlieue lyonnaise, la direction d’une usine où sont conçues et construites des unités de transfert thermique pour l'industrie chimique, les raffineries de pétrole et la marine. Il restera dans ses fonctions durant six années.

Période industrielle

 

Durant cette période, Michel Potay se dit athée et rationaliste. Mais, surtout à partir de 1962, de plus en plus insatisfait par sa réussite professionnelle et matérielle, travaillé en profondeur par une quête de sens, il sent une inquiétude fondamentale pour l'humanité, héritée de son père, se réveiller en lui. Vers 1964, il perçois de plus en plus les limites de la seule action économico-politique et abouti à la conviction que l'organisation matérialiste de la société ne fera jamais le bonheur de l'homme. Commence ainsi une longue réflexion et exploration qui vont progressivement conduire Michel Potay du communisme à la foi.

Il décide de prendre un congé sabbatique et entreprend de s’investir dans le seul domaine métaphysique qu’il connaît alors : l’ésotérisme, auquel il s’intéresse depuis quelque temps. Il s’installe 11 rue Dubois à Lyon, sous le pseudonyme de Michel Berkeley, afin d’explorer les pouvoirs humains occultes. Mais il perçoit rapidement les impasses et erreurs de l’occultisme et, confronté à la souffrance de ceux qui viennent le consulter, il décide de se concentrer essentiellement sur son activité de thérapeute-magnétiseur (Il abandonnera définitivement cette pratique en 1979, par manque de temps et par choix de consacrer toute son énergie à sa mission spirituelle). A son cabinet lyonnais afflue en nombre les abandonnés, les désespérés et les malheureux.

Durant deux ans, de 1965 à 1966 son activité de thérapeute le conduit à des questionnements spirituels sur la nature humaine et la dimension invisible de la réalité. Il est convaincu que la seule approche rationaliste est incapable de percevoir et comprendre la nature humaine dans sa totalité. Il pressent l’existence d’une autre Source de vie, de guérison et d’espérance que celle qu’offre le monde et son progrès scientifique, technique et social. Il s’ouvre alors à une approche religieuse de l’homme et se converti à la foi chrétienne. Il rejette définitivement les conceptions occultistes et ferme son cabinet. Il s’engage au sein de l'église orthodoxe, en souvenir de son grand-père paternel, Mathurin. Ce dernier, religieux catholique qui avait renoncé à son veux de chasteté et épousé Marie - grand-mère de Michel -, rejeté par son église comme défroqué, avait été accueillit par un pope russe et s’était tourné vers l’orthodoxie. Ainsi, le jeune Michel avait été élevé avec une image positive du christianisme orthodoxe qui s’était montré charitable pour son grand père. Il décide d’entreprendre des études en théologie à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Denis à Paris.

Michel et Christiane

 

En 1968, il épouse à Bourges Christiane Négaret, une jeune femme qui avait été guérie par ses soins (Les prêtres orthodoxes sont nécessairement mariés). De cette union naîtrons trois filles : Nina (1969), Anne (1970), Sara (1975).

En 1969, il est ordonné diacre dans l’Église Catholique Orthodoxe Saint-Irénée à Paris. Puis fonde à Bourges, dans la ville de sa belle famille, la paroisse orthodoxe de la Sainte-Trinité dans l'ancien couvent des Soeurs de l'Assomption.

En 1971, afin de sortir sa communauté régionale de la crise où la plonge le décès de son évêque, Mgr Jean Kovalesvski (dont le diocèse passera plus tard sous l'Église Orthodoxe Roumaine), il se sépare de l’Église Catholique Orthodoxe de France et sollicite l’intégration de sa communauté de Bourges dans l’Église Patriarcale Russe. Cette démarche n’aboutissant pas, c’est à l’Église Orthodoxe Vivante qu’est rattaché sa paroisse de Bourges (L’Église Vivante - ou Rénovée, dénomination adoptée en 1925 par le clergé reconnaissant l'Etat communiste -, est une fractions de l'Église Russe Orthodoxe, éclatée durant la révolution de 1917, relevant du Concile de Moscou de 1923.). Il est ordonné prêtre au sein de cette église, le 14 avril 1971, à Drama en Grèce et est consacré évêque le lendemain des mains de l’évêque Mitrophane Nikiforov, assisté de trois évêques, afin de pouvoir assumer en Occident l’exarquat de l’Église Orthodoxe Vivante (Exarquat : représentation à l'étranger d'une église orthodoxe orientale. Des informations sur le cadre religieux  complexe de Michel Potay, liés aux déchirement interne de l’Eglise orthodoxe russe, à cette époque sont disponibles dans la notice sur l’Église Vivante, publiée par l'encyclopédie « Quid ? », années 1971 à 1973. « S.E. Mgr Michel Potay » y figure dans la liste des prélats orthodoxes).

 

Mais, en mars 1973, son supérieur hiérarchique, lié au pouvoir soviétique, lui demande de faire passer son courrier apostolique par l'ambassade d’URSS à Paris. Bien que de sensibilité communiste, il refuse et demande à être déchargé de sa fonction. Sa démission est acceptée et il cesse ses fonctions exarquales le 31 décembre 1973.


Michel Potay  à l'époque des visites de Jésus

Famille Potay à la fin des années 70

 

Non réduit à l'état laïc, dans l’attente d’un nouveau ministère, il se retire à Arès en juin 1973 avec sa famille dans l'intention d'y vivre une expérience communautaire inspirée des Actes des Apôtres, avec un groupe de fidèles. La famille Brouillet, venue de Nice est déjà sur place, une troisième famille est attendue. Arrivé à Arès le 3 janvier 1974 il entame aussitôt des travaux d’aménagement et de réfection de la petite propriété délabrée - un ancien hôtel restaurant pension» désaffecté - acquise en vue de mener à bien se projet. Il n’en aura jamais la possibilité : dans la nuit du 14 au 15 janvier, les apparitions de Jésus commencent. A quarante reprises, jusqu'à la nuit du 12 au 13 avril (une nuit sur deux environ : 40 apparitions en 88 jours), Jésus transmet le Message de Dieu, qui sera publié sous le titre "Evangile donné à Arès".


Maisons acquises à Arès avant les Evénements

 
Profondément bouleversé par les visites de Jésus et le contenu du Message qui lui est transmis, écrasé par une mission qui le dépasse, émotionnellement très éprouvé, Michel Potay se met cependant au travail avec opiniâtreté pour diffuser l’Evangile donné à Arès. Il contacte dix septe éditeurs qui refuse de publier le manuscrit. Il est contraint d’opter pour l’auto-édition en automne 1974. Au printemps 1975 est publié la toute première édition de l’Evangile donné à Arès. 12 000 exemplaires relativement vite épuisés, vu les moyens limités de diffusion (essentiellement par soucriptions, bouche à oreille et transmission de la main à la main...).

Toute première édition
de l'Evangile donné à Arès - 1974.

De 1975 à 1977, l’exploration des éditeurs est élargie, mais le refus est systématique. L’Evangile donné à Arès dérange. Aucun éditeur ne veut se risquer à assumer une telle publication. Michel Potay se bat pour surmonter les obstacles extérieurs (censure de l’événement d’Arès par les éditeurs et les media) et intérieurs (les trois années qui séparent les visites de Jésus des manifestations de Dieu sont des années de tourment et de souffrance, au cours desquelles le témoin doit lui-même se convertir à la Révélation qu’il a reçu et lutter contre la tentation de fuite face à une mission lourde pour laquelle il se sent totalement inapte et impréparé. Sa « reddition » personnelle à l’Evénement d’Arès – ainsi que sa prise de conscience de l’importance de sa fonction prophétique - ne s’achèvera pleinement qu’après les Théophanies).


Deuxième édition de l'Evangile donné à Arès - 1981.

 

Les 2, 9, 19 octobre, 9 et 22 novembre 1977, se déroulent les cinq théophaniques au cours desquelles le Livre est dicté. La Révélation d’Arès est alors complète. Dés 1978, Michel Potay comprend que le Message de Dieu se heurtera à une censure croissante et qu’il ne peut compter que sur lui-même pour le diffuser. La Révélation d’Arès intégrale sera donc imprimée « à domicile » et distribuée à partir de 1984 par le témoin et les premiers pèlerins d’Arès qui le soutiennent dans sa mission. Depuis lors, Michel Potay se consacre avec dévouement à sa mission de diffusion et d’enseignement, à la visite des groupes missionnaires de France et de l’étranger, travaillant jusqu’à 12 heures par jours sans secrétaire – jusqu’en 1995. Il vit seul, en toute simplicité, avec sa famille, à Arès puis à Bordeaux. A cause du surmenage, il connaît plusieurs accidents de santé, surtout depuis 1991, mais continue a se donner totalement à sa mission prophétique et à ses frères.


La Révélation d'Arès intégrale - publiée en 1984

 

 

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