
Jésus de Nazareth s’est montré à 40 reprises en 1974 à Arès et il a parlé. Le contenu du message dicté est d’une grande importance historique. Mais le fait surnaturel lui-même n’est pas moins important. Cette manifestation de Jésus dans son corps physique intégral, matériellement ressuscité, glorifié mais bien charnel, forme un message en elle-même.
Dans le contexte d’une époque rationaliste qui considère, en grande partie, les promesses et faits bibliques comme des légendes ou des mythes - confondant démythologisation et rationalisation -, le fait d’Arès restitue avec force la réalité physique du surnaturel biblique et coranique. Alors que même les croyants ont tendance à voir dans les récits de la résurrection des allégories spirituelles ou des symboles, l’évènement d’Arès est une preuve de la résurrection corporelle de Jésus de Nazareth.
Le premier message d’Arès est : Oui, les grands événements répercutés par les Ecritures sont réels ; même si certains aspects des récits rapportés ont parfois pu être déformés et romancés, leur base historique est authentique ! Ces faits sont même vos raisons les plus solides de croire ! En envoyant l’homme Jésus dans son corps matériel, Dieu réanime notre confiance et notre foi dans la réalité de la transfiguration et de la résurrection charnelles, celle de Jésus lui-même, bien sûr, mais au-delà, celle de l’humanité entière au Jour de Dieu (RA 31/8) lorsque nous aurons changé nos vie et le monde (RA 28/7).
Enfin, il nous rappelle que la matière et le corps font éternellement partie de Son Projet. La vie spirituelle transfigurée n’est pas une vie de purs esprits désincarnés. Pour qu’il développe et exprime sa potentialité, le Père fait don au fils de l’héritage terrestre où il pourra s’épanouir et transmettre à son tour le bonheur et la vie. Ainsi, tout choix est mal présenté s’il oppose matérialité et spiritualité. Dieu, Créateur de la matière et de la chair, est, d’une certaine façon, le premier matérialiste ! Le problème n’est donc pas dans la matière ou le « matérialisme » en tant que tel mais dans le rôle donné à la matière, dans la rupture entre le « matérialisme de Dieu » et celui de l’homme qui, dans les faits, n’aime ni ne respecte vraiment la matière. Regardons le monde autour de nous : dégradation, pollution, violences, exploitation démesurée de la nature… Le message d’Arès nous affirme que la matière, - et donc la chair et le corps - est l’enfant aimé de Dieu, qu’elle est fondamentalement belle et bonne, mais que nous devons lui redonner sa vocation initiale au service d’un projet de bonheur pour toute l’humanité, toute la Création.
Maison où Jésus s'est manifesté - cliché de 1973
Description de Jésus par le témoin
Dans la nuit du 14 au 15 janvier 1974, vers 1 h du matin, Jésus se montre à Michel Potay. Cette manifestation du ressuscité se produira à quarante reprises
jusqu'au 13 avril, une nuit sur deux environ (40 apparitions en 88 jours).
Le témoins des faits évoque les faits dans la préface de la Révélation d’Arès : « Dès le 5 ou le 6 janvier, une clarté, sensible à travers mes paupières, me réveille chaque nuit. Entre mon lit et le plafond je vois des flammèches qui dessinent grossièrement dans l'air la forme de mon corps allongé. Chacune dure un instant, aussitôt remplacée. Ces occultations exaspèrent mon regard; j'ai parfois la nausée. Certaines nuits, les murs, le plafond et les meubles se couvrent de luminescence. Elle dure parfois si longtemps que, la fatigue s'imposant à mon émotion, je me rendors avant qu'elles cessent. De l'angoisse que provoque en moi ce phénomène comment prévoirais je l'événement le plus imprévu qui soit: l'apparition prochaine du Christ ? Inquiet, ne sachant pas encore quel sens donner à ces signes, je prie pour en être délivré.
La nuit du 14 au 15 janvier 1974, vers vingt trois heures trente, la clarté me réveille à nouveau. Je ne vois que quelques flammèches et peu de luminescence; il fait donc sombre. Tandis que je prie sous mon drap, espérant chasser le phénomène, sur lequel je jette de temps en temps un œil anxieux, une voix douce, peut être féminine, m'appelle. Ce n'est pas la voix de Jésus, virile, que je vais entendre dans un instant, mais une voix qui m'appellera désormais la nuit quarante fois jusqu'au 13 avril. La voix m'ordonne: « Lève toi, va dans tel lieu! » Alors les flammèches s'avivent, s'enflent, et éclairent la chambre assez pour que je puisse me lever sans allumer de lampe. (…)
Je me lève. Je tremble de peur et de froid. Dans le silence qui suit l'appel, je perçois un bruit léger dans la direction que je dois prendre. J'ouvre doucement la porte de la chambre, je marche sans allumer dans la maison pleine de nuit. Je tire devant moi par pudeur pourquoi ne pas l'avouer ? mon tricot de corps, parce que je me suis jeté tout à l'heure dans mon lit sans pyjama, épuisé. D'émotion, je n'ai pas eu le réflexe de me couvrir en me levant. J'avance avec précaution, évitant de heurter les gâchoirs à plâtre, les caisses à outils, les piles de briques, les meubles garés ici et là (la maison est alors en pleine réfection). Un clou m'entre dans le pied, je me mets à boiter. Dans l'encadrement de la porte, qui s'ouvre sur le lieu où je suis appelé, je vois une lumière très blanche. Je claque des dents. Passant la tête dans l'encadrement de la porte, stupéfait et dans l'effroi à son comble, je vois Jésus debout. J'ai honte d'être presque nu. Jésus étend vers moi une main à plat, puis, en repliant ses doigts sur la paume, il me fait signe d'entrer.
L'air d'Occident qu'on veut donner à tout ce qui parait supérieur, laissant à l'Orient le reste, parce qu'on croit que tout ce qui est bon est chez nous ! Jésus en est l'illustration. On nous l'a montré mille fois sur les tableaux des maîtres, les icônes, les fresques d'église et les illustrations de missels et de catéchismes. On nous l'a même filmé. Nous avons fini par nous l'imaginer avec le profil gaulois, l'oeil et le teint clairs, la bouche petite, le cheveu châtain, léger. Nous lui voyons l'air doux, un peu triste, impénétrable mais occidental. Ses ennemis, par contre, sont représentés levantins, le teint foncé, l'oeil et le cheveu noirs, épais, le nez busqué, la bouche grande, sévère. Or, c'est cette dernière description qui répond au Jésus que je vois. Un oriental typique. (...)
Mais Jésus plus qu'une apparition au sens traditionnel, une présence en chair ne révèle pas que son type oriental. Son port est royal, sublime et impressionnante dignité qu'accentue sa très haute taille. Celle ci peut être évaluée: allant et venant, Jésus se tient souvent près d'une porte de 2,08 ni (je la mesurerai plus tard); il parait plus petit de 20 cm au plus. L'homme Jésus rayonne de noblesse et de force.
Ce n'est pas un fantôme; c'est bien un homme. Si la lumière blanche qui transpire de tout son être, sauf des yeux, des cheveux et de la barbe, et sa manière de me quitter par élévation à la fin de chaque veillée montrent son état transfiguré, j'aurai maintes preuves de son corps matériel, pondérable. Un jour Jésus posera sa main sur ma tête, je sentirai parfaitement le poids du bras. Un autre jour il oindra mes lèvres, j'en sentirai le toucher, j'en distinguerai les sillons de la peau et les ongles, normaux.
De plus, Jésus qui m'apparaît n'a pas la fixité des visions de l'imagerie. Il va et vient posément; il se montre de face, de profil, cependant jamais de dos. Ses pieds nus reposent sur le sol, font craquer les gravats. S'il longe un objet, le frôlement est audible. Je me souviens avoir dit ou écrit: « Il aurait pu faire un accroc à sa tunique. » Comme dans le lieu de l'apparition les murs béent, les portes sont dégondées, les cheveux de Jésus flottent dans le courant d'air glacial. Le mois de janvier 1974 est froid à Arès.
Néanmoins, il est des détails surnaturels dans cet homme Jésus, pour la description desquels nos sens n'ont ni mots, ni mesure. D'abord, sauf les endroits pileux, toute sa personne diffuse une clarté blanche, je l'ai dit, mais une clarté qui n'évoque pas la physique terrestre. « Pas vraiment une lumière, une luminescence, proche de celle qui éclairait les murs et les meubles de ma chambre dans les jours précédents. Cette sueur blanche se transmet à l'air au contact du corps. » Si je fixe ce halo indéfinissable, je perds toute notion de distance entre l'apparition et moi. Ou bien cette clarté décèle une dimension complémentaire qui nous est inconnue: l'infini; ou bien elle aplatit la perspective terrestre; je ne sais si Jésus est proche ou lointain. Clarté probable de la transfiguration (Marc 9/2 9), qui fait oublier les couleurs, qui pourtant sont là, bien discernables, comme celles de la peau et des lèvres, sous la brillance. Ensuite il y a sa tunique qui colle au corps robuste, musclé, qui cloque comme une chemise mouillée. Il y a le parfum, souvent sensible dans toute la maison plusieurs heures encore après l'apparition, et le timbre de voix, indescriptible, « une voix qui à elle seule m'aurait jeté dans la prosternation et la crainte », ai je écrit dans le premier liminaire de LÉvangile donné à Arès. (…)
Désemparé, jeté hors de l'imagerie traditionnelle des apparitions, héritée de l'église, qui peut l'être plus que moi la nuit du 14 au 15 janvier 1974? Jusqu'à mon arrivée à Arès, où Jésus me surprend presque aussitôt, je vivais dans I'oeuf clos d'une résidence ecclésiastique, haute en murs, étanche au profane, dans le semi silence des voix compassées et du froissement des soutanes. La fumée des cierges et de l'encens, la psalmodie des heures et de la liturgie s'élevaient vers le Ciel, qui me semblait s'être partagé là avec la terre. Tout était pieux, « sérieux », conforme au seul climat et au seul lieu où les «saints » et Dieu sont sensés apparaître selon l'imagerie séculaire. Pas du tout mystique, ecclésiastique pragmatique, je n'avais jamais attendu d'apparition, mais si j'avais dû en attendre une, ç'aurait été à Bourges, où tout était voué au sacré derrière les murs épais d'un ancien couvent, qui fut aussi une résidence épiscopale au XVIIIe s. Et voilà devant moi Jésus entre les sacs de plâtre, il piétine les gravats, son port est royal, mais ses épaules larges sont bien d'un charpentier, ses cheveux noués sur la nuque pour ne pas gêner son travail s'agitent dans les courants d'air (...)
Icone représentant la transfiguration de Jésus
Où sont elles les visions translucides flottant entre sol et nuages, qu'on voit sur les images de première communion, traversées par une raie de lumière tombée d'En Haut, parfois d'un vitrail, sous les yeux d'un voyant en extase ? Ici nulle extase ne me transporte. Le Christ qui m'apparaît est d'une autre réalité que les formes apaisantes et souriantes de l'imagerie. Transfiguré, mais décidé à abattre de force le pécheur, à le ployer sous son Genou (L'Évangile donné à Arès 12/9), de son corps physique intégral passé à l'éternité, plus vigoureux et plein de santé qu'il ne fut peut être jusqu'au jour de l'Ascension, où il s'éleva devant les apôtres. (…)
Jésus devant moi, je tombe à genoux; je tire plus fort sur mon tricot de corps jusqu'à mi cuisse. J'entends ces mots par quoi commence l’Évangile donné à Arès: « Redresse toi, homme Michel, debout! Cesse tes pleurs et ton tremblement! Que cesse ta honte; Je t'ai mis nu pour te revêtir d'un manteau neuf. » Jésus se tait un instant, puis m'ordonne: « Écris! ».
Texte extrait de la préface de la Révélation d'Arès intégrale.
Voir récit des théophanies
5 théophanies : Tu vois le retour!
Derniers Commentaires